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Choisir d’accompagner les jeunes dans leur quête de sens

Diane Friedli Pasteure, responsable cantonale du secteur Enfance, Couple et Famille
29 octobre 2026
 
1 min de lecture
DÉFI
Point de vue de Diane Friedli, Pasteure, responsable cantonale du secteur Enfance, Couple et Famille

La catéchèse traverse une crise marquée par la baisse de sa fréquentation et le déclin du bénévolat. Comment prétendre fixer des repères auprès des nouvelles générations en s’adressant à un nombre toujours plus restreint de jeunes? Face à ce défi, le piège serait de céder au repli sur une catéchèse frontale et dogmatique, illusion d’une plus grande solidité.

En Suisse romande, la catéchèse réformée a rompu depuis longtemps avec ce modèle vertical de l’adulte sachant face à l’enfant recevant. Car la foi ne s’enseigne pas, ne se transmet pas: elle s’apprend. Elle s’expérimente en groupe, se confronte dans le débat et se développe au contact des autres, des textes et du monde.

En matière de foi, chaque personne est un sujet à part entière devant Dieu, quel que soit son âge. Telle est l’affirmation centrale de l’approche de «l’enfant théologien». Ici, pas de réponses toutes faites, pas de doctrine imposée, ni de norme à inculquer: statut, âge et niveau de formation importent peu, nous sommes avant tout des chercheuses et des chercheurs.

Dès lors, offrir aux enfants et aux adolescents ces espaces privilégiés pour éveiller et nourrir leur spiritualité demeure une démarche fondamentale. La catéchèse ne vise pas la transmission de contenus, mais l’acquisition d’outils pour une vie libre et responsable. Elle crée un cadre sécurisé où chacun·e peut questionner sa relation à soi, aux autres et au monde, pour apprendre à lire sa vie sous le regard bienveillant du Dieu de Jésus-Christ.

Face à un monde en recherche de repères, notre réponse n’est pas d’affirmer des certitudes, mais d’accompagner celles et ceux qui sont en quête de sens.